Exposition Yverdon et son Château au fil du Temps, thème Faubourg de la Plaine (tirage numérique grand format 230cm x 300cm). © tcherdyne communication & design 2009


A l’entrée de la ville

1885 environ
Perspective sur l’arrière des maisons de la rue de la Maison-Rouge depuis le pont de la Plaine, bordé par les anciennes prisons à gauche et la maison Miéville-Trosset à droite (construite en 1821). La petite Thièle n’est pas encore canalisée et on devine au loin le pont des Rauffins, tout en bois.

1905
Le pont de la Plaine, vu depuis la passerelle de la laiterie. La petite Thièle, soit le Canal oriental, est désormais canalisée et une barrière est venue remplacer l’ancien parapet du pont. Au bas de la maison Miéville-Trosset, l’horloger utilise la face intérieure de ses grands volets comme autant de panneaux publicitaires, annonçant les produits en vente dans son magasin. Photo: Yverdon et son district, éditions Faubourg de la Croix-Blanche, Yverdon-les-Bains, 1982

1910 environ
La chaussée est recouverte de pavés ronds, ce qui ne facilite guère la pratique de la bicyclette qui commence à faire son apparition! Cet inconvénient n’empêche pas la petite reine de séduire nombre d’Yverdonnoises et d’Yverdonnois… Tout à gauche, l’horlogerie Specht s’est dotée d’une belle pendule extérieure en guise d’enseigne publicitaire. Plus loin, le salon de thé Baer propose des glaces, très en vogue depuis le début du siècle. La Société électrique est installée dans le magasin qu’occupera plus tard la quincaillerie Mottaz. Les premières publicités font une timide apparition contre les réverbères et sur les façades des commerces.

Vers 1915
L’étalage de la quincaillerie Mottaz présente l’assortiment typique de ce genre de commerce: râteaux, fourches, grillage, fil de fer barbelé, casseroles, cocottes et moules à gâteaux, outils et articles de ménage. Dans le commerce voisin, la fabrique de cordes, gros et détail cohabite curieusement avec des articles pour fumeurs…
La première maison fut appelée maison des colonnes jusqu’en 1826, année au cours de laquelle son large avant-toit et les six poteaux de bois qui le supportaient furent démolis parce qu’ils empiétaient sur la rue. En juin 1762, Daniel Roguin, le propriétaire de l’époque, y avait accueilli son ami Jean-Jacques Rousseau, alors en fuite suite à la parution du Contrat social et de Emile ou de l’Education.
Photo André Kern. Le vieil Yverdon, éditions de la Thièle, Yverdon-les-Bains, 1994

1950 environ
Un cortège du 1er mai dans l’immédiat après-guerre. Précédés par trois agents de la Police municipale, les manifestants – aux looks très étudiés – débouchent de la rue de la Plaine pour aller se rassembler devant l’Hôtel de ville. La quincaillerie Mottaz, devenue Mottaz Frères S.A., présente ses toutes dernières nouveautés en matière de cuisinières. A l’angle de la maison, au-dessus (et en dessous) d’une publicité Le Rêve, une plaque rappelle le séjour de Jean-Jacques Rousseau à Yverdon. Photo Pierre Rigo. Crédit  Imprimerie du Journal d’Yverdon. 57 photos d’Yverdon, éditions de la Thièle, Yverdon-les-Bains

1958
Yverdon, Venise du Nord vaudois… Le 16 septembre 1958, la rupture d’une grosse conduite passant sous la chaussée du pont de la Plaine provoque une inondation; elle transforme immédiatement la rue, en dessous des fenêtres du château, en un véritable lac. Le magasin Mottaz ne vend plus de cuisinières. Il est redevenu ce qu’il était à l’origine: une quincaillerie. Quelques empreintes de pas ont remplacé le chat botté qui décorait précédemment la façade latérale du magasin de chaussures. Photo Pierre Rigo. Crédit Imprimerie du Journal d’Yverdon. 57 photos d’Yverdon, éditions de la Thièle, Yverdon-les-Bains


Une zone de commerce rural

1885 environ
A droite sur la photo, construite sur la berge de la Petite Thièle, l’ancienne fromagerie de la Plaine, qui sera détruite en 1895: Cette bicoque, qui masquait la façade du château, a été démolie à la grande satisfaction des habitants du quartier… (extrait d’un rapport de la Municipalité). L’entrée de la rue du Valentin n’est pas encore élargie. Pour ce faire on démolira en 1910 la maison avec un balcon, marquée  restaurant, à côté de la traiterie (laiterie). Les pavés ronds recouvrent la rue, malmenant les roues des véhicules, favorisant sans doute l’arrivée de nouveaux clients chez le charron installé à droite de la boulangerie. Photo: Le vieil Yverdon, éditions de la Thièle, Yverdon-les-Bains, 1994

Vers 1890
La forge de Louis Pavid, maréchal-ferrant, a pris la place de l’ancien charron. Un maréchal ferre un cheval devant la porte de l’atelier. Deux boilles à lait sont appuyées contre le mur à côté de la porte de la fromagerie. Noter la façade médiévale  (fenêtres ornées d’accolades) de la petite maison située dans l’angle. Photo: Musée d’Yverdon et région

1890 environ
La tour de la Plaine fut édifiée en 1709 par Joseph Humbert-Droz, architecte de Neuchâtel. L’horloge est l’oeuvre des frères Ducommun de Valangin, la cloche celle du maître fondeur Gédéon Guillebert de Neuchâtel. En 1767, une fontaine est installée à côté de la tour, en remplacement du vieux puits. Les ménagères viennent y faire leur lessive, comme on le devine sur la photo de gauche. Sur celle de droite, on voit que les aiguilles ont disparu: le mécanisme a été transféré au Château pour y être réutilisé, de même que la cloche. La tour est sur le point d’être démolie, nous sommes en 1891. Photos Musée d’Yverdon et région et Le Vieil Yverdon raconté par la carte postale, éditions Faubourg de la Croix-Blanche, Yverdon-les-Bains, 1976

Vers 1905
Le Café Beney (à gauche) sera démoli en 1910 pour permettre l’élargissement de la rue du Valentin. L’ancienne traiterie a été reprise par Constant Roulet, qui l’a transformée en café, à l’enseigne de la Croix-Rouge. Les génisses qui patientent devant cet établissement indiquent que c’est jour de marché au bout de la Plaine. Photo Spalinger. Crédit Archives de la ville d’Yverdon-les-Bains. 57 photos d’Yverdon, éditions de la Thièle, Yverdon-les-Bains

1915 environ
L’ancienne fromagerie ayant disparu, le bout de la Plaine a radicalement changé d’aspect: de rural il est devenu citadin. La façade est du Château a subi de nombreuses transformations. La grande baie gothique de la chapelle, obturée dès 1536, a été démurée et restaurée dans son état d’origine; la présence de classes d’école a rendu nécessaire le percement de nouvelles fenêtres. L’élargissement de la rue du Valentin a donné naissance à un nouveau café, tout en longueur: Le Coq d’Or. Stationné non loin de la boulangerie, le char des moulins d’Orbe est peut-être venu livrer de la farine.

Vers 1950
Survivance du Moyen Age, le marché aux cochons se tient le mardi, sous les arbres au pied du Château. On n’y vend pas uniquement des porcelets, mais aussi du petit bétail, des animaux de basse-cour, des lapins… Photo Perusset. Crédit Marcelle Perusset. 57 photos d’Yverdon, éditions de la Thièle, Yverdon-les-Bains

1959
Le marché aux cochonsperdurera jusqu’en novembre 1960. Ci dessus, une de ses dernières éditions, photographiée en 1959. Photo: Yverdon, éditions du Griffon, Neuchâtel, 1959

1915 environ
Le marché aux cochons. Illustration: Musée d’Yverdon et région


Passage et ouverture

1808 environ
Faubourg de la Plaine, dessin préparatoire à l’encre. La maison de gauche, ou maison des colonnes, n’a pas encore perdu son grand avant-toit et les six piliers de bois qui le supportent. Le tout sera démoli en 1826 pour dégager le passage. La toiture au premier plan à droite est celle de l’ancienne fromagerie. Celle de gauche abrite les échoppes qui, en 1766, ont remplacé les boucheries édifiées dans le prolongement du pont de la Plaine. La rue n’est pas pavée et les roues des véhicules creusent de profonds sillons dans la chaussée de terre battue. Les barrières situées le long des façades servent à attacher les chevaux. Par Abraham-Louis-Rodolphe Ducros. Ville d’Yverdon-les-Bains, Archives. Photographie Thierry Porchet, Yverdon-les-Bains

Vers 1835
Entrée d’Yverdon du côté des Bains. Comme sur le dessin précédent, on constate, à l’état de la chaussée, que les véhicules empruntent principalement le côté nord de la rue, ce que confirme la présence de boute-roues. Au milieu, derrière le bouquet d’arbres, on distingue le clocher de la tour de la Plaine, édifiée en 1709 comme embellissement et commodités. A gauche, un dessinateur attire les curieux: Bétrix très certainement. Dessin de Charles-François-Louis Bétrix, lithographie de Trachsel à Yverdon. Musée d’Yverdon et région

1837 environ
Tout à droite, le bâtiment situé à l’angle de la rue du Valentin abrite le Logis du Vaisseau, qui deviendra plus tard l’Hôtel du Faucon, puis l’Hôtel suisse. Cet établissement est l’une des plus vieilles auberges de la ville. C’est là que les nobles et principaux bourgeois d’Yverdon avaient coutume de se réunir pour conclure des marchés, s’entretenir des nouvelles du jour, recevoir des hôtes de passage ou se livrer au plaisir de la table et savourer les meilleurs crus du Pays de Vaud, du Valais ou de Bourgogne. Plus loin, le vaste hôtel particulier propriété d’Auguste Roguin (actuellement banque Piguet). Dessin de Charles-François-Louis Bétrix. Lithographie de Weibel-Comtesse à Neuchâtel. Musée d’Yverdon et région

Vers 1840
La cour et le jardin de la maison Billaud, qui accueillit un pensionnat de jeunes filles de 1834 à la fin du XIXe siècle, pour devenir ensuite la maison Piolino, commerce de tissus, soieries et trousseaux. Illustration: Musée d’Yverdon et région

1846
L’institut pour enfants sourds fut créé par Konrad Naef sur le conseil de J.-H. Pestalozzi. Fondé à Yverdon en 1813, il y restera jusqu’en 1869, puis sera transféré à Moudon. Depuis 1986, la maison des enfants sourdsest à Lausanne. Par Valérie Pavid-Naef, 1846

1880 environ
On voit très bien ici la forme évasée de la rue de la Plaine. Ce large dégagement en forme d’entonnoir était nécessaire pour assurer la défense du Château. En 1891, on abattra la tour de la Plaine pour mettre en valeur l’imposante dimension architecturale et historique de la forteresse. A la demande des habitants du quartier, le mécanisme d’horloge et la cloche de l’édifice démoli trouveront place dans un clocheton construit à cet effet dans le toit du Château, du côté de la rue de la Plaine. Photo: Le vieil Yverdon, éditions de la Thièle, Yverdon-les-Bains, 1994

Vers 1900
L’Hôtel de l‘Ecusson vaudois, son café et sa débridée: les véhicules dételés sont stationnés au milieu de la chaussée, les chevaux logés dans les écuries, à l’arrière de la maison. Yverdon comptait trois débridées: à la Plaine, à la rue de la Maison-Rouge et à l’Hôtel du Port. Les gens de passage, voyageurs, commerçants et paysans y laissaient leurs chevaux et leurs véhicules.

1985
La maison Piolino, ancienne maison Billaud, côté jardin. Par André Bioley

XVIIIe
Détail d’une huile sur toile ornant le salon de la maison sise au no 39 de la rue de la Plaine, ancienne demeure du pasteur Coigny. Photo: Robert Brunner, architecte, Yverdon-les-Bains


© tcherdyne communication & design 2009